Carrefour a remédié à ses problèmes de performance en renouvelant son infrastructure via un nouvel équipement et la mise en place de deux niveaux de sauvegarde, sur disques avec des VTL, et sur bandes. Le stockage et le SAN ont été modernisés pour baisser les coûts de maintenance.

102 milliards d'euros de chiffre d'affaires, 15.000 magasins répartis dans 31 pays, 490.000 salariés, numéro un européen de la grande distribution... Carrefour est un poids lourd dans son secteur. Pour son activité, l'enseigne s'appuie sur différents centres de données, dont celui de la DSIG (direction système d'information groupe).

Ce datacenter héberge les données des applications centralisées de Carrefour : ERP finance, décisionnel, ainsi que les applications non critiques, hors donc les outils back-office ou front-office des magasins du groupe.

« Le matériel était ancien avec des coûts qui avaient tendance à augmenter »

« Nous avions plusieurs types de stockage dans le datacenter : des baies EMC (15 To d'espace de stockage) et HP (155 To), des librairies de sauvegarde HP ESL et IBM, et un SAN. Le constat était le suivant : sur la partie stockage nous n'avions aucun problème de performance ou de fiabilité. Par contre le matériel était ancien avec des coûts qui avaient tendance à augmenter. Nous avions par ailleurs un besoin en volumétrie », résume Frédéric Sevestre, responsable infrastructure chez Carrefour.

Sur le volet sauvegarde, le bilan est en revanche bien moins reluisant. Fiabilité, qualité de service et performances dégradées imposent des évolutions. « Nous croisions les doigts pour ne pas avoir des demandes de restauration. Ce n'était pas l'utilisateur qui choisissait sa date de restauration, c'était nous qui lui en proposions une parmi celles dont nous disposions » reconnaît le responsable.

Quant au SAN Brocade, si sa fiabilité n'était pas remise en question, sa complexité, couplée à un coût croissant de la maintenance, conduit Carrefour à l'inclure dans le périmètre de modernisation de son centre de données.

Ce projet (d'une durée totale de 6 mois) passe alors par le renouvellement de l'infrastructure de stockage et de sauvegarde. Objectif défini : traiter le cycle de la donnée dans son intégralité dans l'optique de générer une baisse des coûts, sans altérer la performance, ou au contraire en l'améliorant dans le cas de la sauvegarde.

« L'idée était d'arriver à passer toutes nos sauvegardes dans la même journée »

Très concrètement, sur le volet stockage, le projet débouche sur l'installation de nouveaux équipements et l'introduction de classes de service permettant de moduler les coûts. Quatre classes sont définies : bronze, argent, or et platine.

La marche est plus importante encore pour la sauvegarde. « L'idée était d'arriver à passer toutes nos sauvegardes dans la même journée, et non plus de déborder sur deux jours. En fin d'année, cela se traduisait sinon par un retard de près d'un an » estime Frédéric Sevestre.

Pour satisfaire ce besoin, Carrefour décide de mettre en place des classes de services, destinées à mieux répondre aux besoins utilisateurs. Les règles de sauvegarde, héritées de la mise en place de l'ERP finance, étaient demeurées inchangées. Enfin, de nouvelles technologies, comme la virtualisation et la déduplication, sont envisagées. Elles ne seront finalement pas retenues.

Au niveau du SAN, Carrefour décide de renouveler son équipement, et de simplifier l'exploitation avec une architecture Core en remplacement des commutateurs Edge de Brocade. L'ensemble de ces besoins donne lieu à un appel d'offres global destiné à retenir une solution intégrée couvrant tous les aspects du projet, c'est-à-dire l'infrastructure et la migration (données, serveurs, SAN).

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